John BULKELEY - Un capitaine corsaire anglais

Issu d’ une famille ancienne, originaire du Pays de Galles, John BULKELEY voit le jour en 17O4.
Fils du Docteur Richard BULKELEY, (mort à Falmouth en 1710), et de Sarah O’BRIEN, de la Maison de Clare, (morte en 1752).
Il épouse Maria LOW en Juillet 1729 à Portsea.

De 1728 à 1739, il monte tous les échelons dans la Marine Royale d’Angleterre. Puis il devient « Warrant-Officer ».

En 1740-41, il prend part à l’expédition de Lord ANSON, dans les mers du Sud, sur le « WAGER », destinée à faire le tour du monde.
Le navire quitte l’île de Ste Hélène le 18 septembre 1740 avec 7 navires dont 2 navires marchands, en direction du Cap Horn. Le « WAGER » fait naufrage.
John BULKELEY et le charpentier John CUMING se retrouvent en Patagonie, remontent l’Argentine et arrivent au Brésil.
Beaucoup d’aventures leur arrivent pendant cette période : ils durent affronter la faim, les chiens et les chevaux sauvages.
A Rio de Janeiro, ils embarquent sur un bateau portugais qui les débarque à Lisbonne, et ils reviennent en Angleterre en 1743.
Il y eut une enquête sur le naufrage du « WAGER », mais il n’y eut aucune poursuite.

L’Amirauté, dès lors, l’inscrivit comme corsaire (privateer) avec le commandement du « OLD SAPHIRE » en juin 1745.
Ce navire est construit en 1708 et vendu en 1745.

Il s’établit avec sa famille au Portugal et à l’instar de beaucoup de ses compatriotes, devient négociant en vin de Porto.
Sa descendance y fit souche.
Il y meurt après 1745.

Leur Maison de porto était établie à Lisbonne, en 1810-18, sous le nom de John BULKELEY and SONS, et aussi BULKELEY ALLCOCK and OXENFORD.

Un BULKELEY fut Consul britannique à Porto, au XIXème siècle.

John BULKELEY est l’auteur avec CUMING de « a voyage to the south sees in the year 1740-41 », qui relate leurs aventures après le naufrage du « WAGER ».

Il est le 6ème aïeul de Francis HENGEL par sa grand-mère paternelle née GORDON CREED, dont la grand-mère maternelle, la Marquise de BOURBEL, née BULKELEY était l’arrière-petite-fille du corsaire.

Texte de Francis Hengel.