Sur les traces des corsaires Roscovites
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Roscoff au temps des corsaires (Conférence animée par Frank Karg sur les corsaires roscovites à l'Espace Mathurin Méheut)
Le port de Roscoff, implanté à l’extrémité d’une presqu’île ouverte sur le large et protégée par l’île de Batz et ses batteries de canons, était une étape importante pour les navires croisants sur la côte nord de la Bretagne entre Le Conquet et Saint-Malo. Le chenal de Batz servait de refuge naturel aux navires en transit.
A Roscoff, dans le chenal de l’lle de Batz, les Corsaires de la Manche, de Saint Malo, de Morlaix, de Granville, de Cherbourg, de Dieppe, de Brest, de Binic ou de Roscoff se rassemblaient afin de partir ensemble « en chasse ».
Plusieurs corsaires célèbres fréquentaient le port de Roscoff comme Antonio Balidar, le capitaine Pradère-Niquet ou encore Edouard Corbière.
Les navires capturés, les « prises » souvent en provenance des colonies britanniques étaient couramment convoyés aux ports de Roscoff et de Morlaix pour la vente.
Pendant 350 années (jusqu’à environ 1850) Roscoff était aussi un très grand nid de contrebandiers (Smugglers). La contre-bande était considérée jusqu’à l’époque des guerre napoléoniennes, comme un commerce très important et presque honorable.
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Visite guidée de l’Eglise Notre-Dame de Croas-Batz
Construite entre 1515 et 1520 par les riches marchands et armateurs de Roscoff, elle est érigée sur le territoire maritime pour passer outre l’autorisation de l’évêque de Saint Pol de Léon.
Ils durent attendre 1550, pour obtenir l’autorisation d’y célébrer messes et sacrements.
A l'origine, elle se terminait à l'est par un choeur à chevet plat. Le choeur actuel a été reconstruit au début du 17e siècle. L'ensemble de la charpente a été lambrissé en 1610 et le porche sud a été remplacé en 1634 par une chapelle.
18 crossettes représentent les serviteurs de la mort, Ankou, lion tenant un os, dragon ailé.
Sur le clocher, deux crossettes canon.
Sur les façades, des caravelles sculptées représentants les bateaux des généreux donateurs.
A l’extérieur deux ossuaires (un gothique et un période renaissance).
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Déjeuner très convivial des 60 membres présents au restaurant les Arcades, dans le centre historique de la ville
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Visite d'un logis de négociant-armateur animée par Christian Kulig
Propriétaire actuel de "La Porte Noire", Christian Kulig a entamé un travail de recherche et d'analyse afin de réhabiliter ce logis de négociant dans le respect de l'architecture et de son histoire.
Le logis est construit vers 1570, et c’est l’ultime vestige d’un manoir urbain divisé en 2 logements vers 1830. L'aile ouest disparait au début du 20ème siècle, remplacée par une construction moderne.
A l’arrière, une tour d’escalier distribue les étages, prolongée d’une vis contenue dans une tourelle dite en “cul de lampe”. Ce petit escalier donne accès à une chambre haute. La façade sur rue est ornée d’une jolie lucarne de style Renaissance datée de 1603. On y remarque une entrée de cave à fleur de rue, un banc de cavalier et, dans l’angle, un pan coupé protégé par un masque et doté d’un chasse roue en partie basse.
L’intérieur conserve des cheminées blasonnées. L’étage réaménagé dans la première partie du 18ème siècle, possède une chambre remarquable ornée de 5 panneaux peints sur lambris, dont la représentation historique du port de Roscoff sous Louis XV.
La maison est inscrite et classée au titre des Monuments Historiques
L’édifice a reçu des Vieilles Maisons Françaises le prix “coup de coeur” 2025-Finistère, pour la qualité de sa restauration.
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Visite guidée de Roscoff par une bénévole passionnée par sa ville
Roscoff est avant tout un port promontoire et son activité a de tous temps été tourné vers la mer. La ville et son port nécessitaient d’être défendus contre les attaques maritimes ou terrestres. En flânant du vieux port aux venelles, nous découvrons l'héritage des négociants, armateurs et corsaires qui au 16ème et 17èmes siècles ont bâti ce qui est aujourd'hui le coeur historique de la cité.
A l'origine, Roscoff était un tout petit village voué à la pêche côtière puis au commerce maritime. Vers 1400, il prend son emplacement actuel et construit un vrai port de transit et de relâche.
Les Roscovites sont déjà exportateurs. Ils construisent et s'enrichissent.
Vers 1500, les plus fortunés lancent la construction de l'église sur une dune. Le commerce périclitant en raison des guerres, ils deviennent corsaires au service du roi afin de maintenir leur fortune. Port de contrebande après 1750, la moitié de la population n'en est pas moins paysanne lorsque survient la révolution.
En 1790, Roscoff se détache de Saint Pol de Léon.
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Pot de clôture en bord de mer avec vue sur l’île de Batz nous permettant de remercier les bénévoles et les organisatrices.

